Season 21.04. – 15.09.2018
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La République Tchèque

La République Tchèque, ou Tchéquie en forme courte (en tchèque Česká republika. Prononciation du titre dans sa version originale Écouter et Česko, est un pays d’Europe centrale sans accès à la mer, entouré par la Pologne au nord-est, l’Allemagne au nord-ouest et à l’ouest, l’Autriche au sud et la Slovaquie au sud-est. Regroupant les régions historiques de Bohême, de Moravie, et une partie de la Silésie, la République tchèque4 naît formellement le 1er janvier 1969 de la fédéralisation de la Tchécoslovaquie. Elle est indépendante depuis le 1er janvier 1993 à l’occasion de la scission de la République fédérale tchèque et slovaque, dernière forme de gouvernement de la Tchécoslovaquie.

La République Tchèque est membre de NATO depuis le 12 mars 1999 et fait partie de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004.

Telc - Czech Republic

Géographie

Le paysage tchèque n’est pas varié ; sa partie occidentale, la Bohême, consiste en un bassin, parcouru par l’Elbe (Labe en tchèque) et la Vltava (Moldau en allemand), entouré principalement par des basses montagnes comme les Sudètes incluant les Monts des Géants, où l’on peut aussi trouver le plus haut point du pays, le Snezka qui culmine à 1 602 mètres. La Moravie, dans l’Est, est plus montagneuse et est arrosée par la Morava, elle abrite la source de l’Odra (Oder en allemand). Les eaux de la Tchéquie s’écoulent vers trois mers différentes : la mer du Nord, la Baltique et la mer Noire.

Le climat local est tempéré, avec des étés chauds et des hivers froids, nuageux et humides, ce qui est un exemple d’influences continentale et océanique conjuguées.

Histoire

La Tchéquie est formée par les anciennes provinces de Bohême et de Moravie (incluant une partie de la Silésie, qui constituaient le Royaume de Bohême (la Couronne de Saint Venceslas), partie du Saint-Empire romain germanique, puis de l’Empire d’Autriche.

Après la dislocation de l’Empire d’Autriche-Hongrie à la fin de la Première Guerre mondiale, les Tchèques deviennent indépendants au sein d’un pays qui inclut également les régions slovaques en Tchécoslovaquie. Thomas Garrigue Masaryk (1850-1937) devient le premier président tchécoslovaque. En 1935, Edvard Beneš (1888-1948) lui succède à la présidence de la République. Le régime politique de l’entre-deux guerres est celui d’une démocratie parlementaire instituée par la Constitution de 1920 et fera figure d’exception en Europe centrale et orientale jusqu’en 1938, année où l’Allemagne nazie annexe la région des Sudètes. Sur le plan économique, le pays connaît une forte prospérité, si bien que la Tchécoslovaquie fera partie des dix premières puissances industrielles de l’époque. Cette première Tchécoslovaquie disparaît lorsque l’Allemagne nazie annexe la Bohême et la Moravie en mars 1939, créant un Protectorat de Bohême-Moravie sous administration militaire, tandis que la Slovaquie (1939-1945) proclame son indépendance.

Néanmoins, la résistance s’organise tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Edvard Beneš organise un gouvernement en exil réfugié à Londres qui combat aux côtés des Alliés. En 1942, des résistants assassinent Reinhard Heydrich gouverneur de la Bohème-Moravie. En représailles, l’occupant nazi extermine le village de Lidice. En 1945, les troupes soviétiques entrent dans Prague tandis que les Américains s’avancent jusqu’à Plzeň.

Reconstituée en 1945, la Tchécoslovaquie doit céder à l’Union soviétique la Ruthénie subcarpatique. En 1946, des élections donnent aux communistes la majorité des voix avec Klement Gottwald à leur tête, qui devient président du conseil. En 1947, la Tchécoslovaquie sous la pression de l’URSS, doit refuser le plan Marshall. En février 1948, Gottwald prend le pouvoir lors du coup de Prague, faisant de la Tchécoslovaquie un satellite de l’URSS pendant la guerre froide. Le début des années 1950 est suivi par les procès de Prague contre de hauts dignitaires du Parti, dont Rudolf Slánský, secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque (PCT) depuis 1945 (l’un des protagonistes, Arthur London, relatera les horreurs du procès dans son ouvrage L’Aveu). Sur le plan économique, le nouveau régime nationalise tout le secteur privé et met en place une économie de type soviétique avec des plans quinquennaux. La Tchécoslovaquie adhère au Conseil d’assistance économique mutuelle (COMECON) dès 1949. En 1955, elle adhère au Pacte de Varsovie, équivalent de l’OTAN à l’Est. En 1968, Alexander Dubček lance un programme de réformes allant dans le sens d’une libéralisation du régime, appelé « Printemps de Prague ». L’URSS et ses alliés du Pacte de Varsovie envahissent la Tchécoslovaquie en août de la même année et imposent la normalisation. Gustav Husak arrive au pouvoir. Il remplace Dubček à la tête du Parti communiste en 1969 et accède à la présidence de la République en 1975. En 1977, un groupe de dissidents crée la Charte 77 en appelant le gouvernement à respecter les engagements pris lors de la conférence d’Helsinki sur les droits de l’homme. Les années 80 voient un raidissement du régime, notamment lors de l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev au pouvoir. Le 17 novembre 1989, en commémoration du cinquantième anniversaire de la répression estudiantine, débute la « Révolution de Velours », qui le 30 décembre porte l’opposant tchèque Václav Havel à la présidence de la république tchécoslovaque. Les premières élections libres sont organisées en 1990 avec une participation de 96 %. En juillet, Vàclav Havel est réélu Président de la République, renouant avec la tradition républicaine de l’entre-deux guerres.

Après un épisode fédéral (la « Tchéco-Slovaquie » ou République fédérale tchèque et slovaque), la Tchécoslovaquie disparaît le 1er janvier 1993, d’un commun accord entre les autorités tchèques et slovaques, issues des élections de juin 1992 (d’où le nom de « partition de velours »).

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